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Écho de la Terreur : La résurgence de la peine de mort en République démocratique du Congo ⁉

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Le 13 mars dernier, une circulaire audacieuse de la ministre de la Justice Rose Mutombo a secoué les fondations des droits humains en République démocratique du Congo (RDC). Mettant fin à deux décennies de suspension, la RDC réinstaure la peine de mort, une mesure qui défie l’esprit des temps et interroge l’existence du respect des droits fondamentaux.

 

En 2003, la politique de Joseph Kabila avait marqué un tournant avec l’adoption d’un moratoire sur la peine capitale, alignant ainsi le pays sur un mouvement mondial en faveur de la dignité humaine. Cette période a vu les sentences de mort être commuées en peines de prison à perpétuité, illustrant un pas, quoique hésitant, vers l’abolition.

 

Or, cette dynamique vient d’être bouleversée. La justification ? Une stratégie pour purifier les rangs de l’armée des « traîtres » et contrer une vague alarmante de terrorisme et de criminalité urbaine, mettant en péril la vie des citoyens. Désormais, l’ombre de la guillotine plane à nouveau sur ceux jugés coupables d’espionnage, de trahison, de crimes organisés ou d’appartenance à des groupes armés.

 

Cette volte-face intervient dans un contexte de critique ouverte de la justice par le président Félix Tshisekedi, qui, tout en diagnostiquant une « justice malade », avait promis l’avènement d’un État de droit robuste. Cependant, au lieu de s’attaquer aux racines du problème, à savoir les procès inéquitables et les accusations politisées, la décision semble ignorer ces enjeux cruciaux.

 

Bien que la RDC soit signataire de conventions internationales et qu’elle ait inscrit le droit à la vie dans sa Constitution, l’abolition complète de la peine de mort n’avait jamais été concrétisée.

 

Cette mesure soulève l’indignation d’acteurs internationaux et locaux de la défense des droits humains, qui y voient un grave recul pour la protection des libertés fondamentales dans un pays déjà en proie à des défis géopolitiques complexes.

 

Ce revirement pourrait non seulement entacher l’image de la RDC sur la scène internationale mais également remettre en question les progrès réalisés par l’Afrique dans le domaine des droits humains.

 

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